Îlots de chaleur

DONNÉES SPATIALES

Polygones représentant les îlots de chaleur à la surface du sol. Un îlot de chaleur est défini par l’écart de température observé entre deux milieux environnants à un même moment. Ces différences de température s’expliquent principalement par le type d’aménagement du territoire, notamment la présence ou l’absence de couverture végétale, le degré d’imperméabilisation des surfaces ainsi que les propriétés thermiques des matériaux. Dans certains secteurs, cet écart peut dépasser 12 °C.

Ces cartes ont été produites dans le cadre du suivi de la mise en œuvre du Plan climat 2020-2030 de la Ville de Montréal, qui vise notamment à améliorer les outils de planification et de réglementation en urbanisme. La cartographie des îlots de chaleur constitue un intrant essentiel à l’analyse de la vulnérabilité aux changements climatiques, que la Ville s’est engagée à mettre à jour afin de l’intégrer aux démarches de planification urbaine et de mobilité. La publication de ces données contribue également à la reddition de comptes annuelle du Plan climat. Chaque année, la Ville de Montréal rend compte de l’avancement de ses 46 actions et du suivi de ses indicateurs, dont la superficie des îlots de chaleur.

Les données peuvent également être consultées sur la carte interactive des îlots de chaleur.

Données et ressources (18)

Fiche descriptive du jeu de données

Organisation Ville de Montréal
Catégories Environnement, ressources naturelles et énergie
Étiquettes Chaleur
Changement climatique
Environnement
Résilience
SEnv
Îlot de chaleur
Licence Attribution (CC-BY 4.0)
Citation recommandée VILLE DE MONTRÉAL. Îlots de chaleur, [Jeu de données], dans Données Québec, 2022, mis à jour le 13 juillet 2026. [https://www.donneesquebec.ca/recherche/dataset/vmtl-ilots-de-chaleur], (consulté le 17 août 2026).
Responsable Service de sécurité incendie
Courriel donneesouvertes@montreal.ca
Fréquence de mise à jour Au besoin
Couverture géographique Territoire de la ville de Montréal
Couverture temporelle
Informations complémentaires

Voici les catégories des cartes des îlots de chaleur :

Images satellite: - 1 - Îlot de fraîcheur - 2 - Température plus froide que la moyenne - 3 - Température proche de la moyenne - 4 - Température plus chaude que la moyenne (à risque) - 5 - Îlot de chaleur

Images aéroportées: - 0 - Îlot de fraîcheur - 1 - Température plus froide que la moyenne - 2 - Température proche de la moyenne - 3 - Température plus chaude que la moyenne (à risque) - 4 - Îlot de chaleur

Images satellite

Afin de comparer les superficies des îlots de chaleur dans le temps, des cartes ont été produites avec les images Landsat 8, dont les bandes thermiques ont une résolution de 100 mètres et les bandes multispectrales ont une résolution de 30 mètres, pour le 20 août 2013, le 25 juin 2016, le 9 juin 2019, le 20 juin 2020, le 6 juillet 2023 et le 21 août 2025.

Les paramètres de sélection d’images sont : - le moins de nuages possible 24 heures avant la prise de l’image satellite et aucun nuage sur la région étudiée lors de la capture d’image ; - l’absence de pluie 24 h avant la prise de l’image ; - un vent maximal de 11 km/h, au-delà de cette vitesse la température calculée au sol peut être sous-estimée à cause du balayage par le vent ; - un niveau d’ensoleillement suffisant, autrement dit l’image doit être prise en juin, juillet et août.

IMPORTANT : À la suite du retrait de l’outil Atmospheric Correction Parameter Calculator de la NASA, une nouvelle méthodologie a été développée par le Département de géographie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Afin d’assurer la comparabilité et la cohérence des résultats avec la nouvelle carte produite en 2025, l’ensemble des cartes historiques depuis 2013 a été recalculé selon cette nouvelle approche. Une nouvelle maille de référence a également été élaborée afin de mieux représenter le territoire montréalais et de tenir compte des modifications observées dans certains plans d’eau au fil du temps. Cette mise à jour améliore la précision des analyses spatiales et la comparabilité des données d’une année à l’autre.

Les températures de surface calculées à partir des images satellitaires ont été intégrées à une maille de référence uniforme de 30 m × 30 m couvrant l’ensemble de l’agglomération de Montréal, en veillant à ce qu’à chaque cellule corresponde un polygone unique. Les températures ont ensuite fait l’objet d’un contrôle de qualité visant à corriger les valeurs aberrantes. Les seuils de correction ont été établis à partir des 1er et 99e centiles de la distribution des températures ainsi que de l’erreur quadratique moyenne de la méthode. Les valeurs extrêmes ont été ramenées à l’intérieur de cette plage de référence au moyen d’un traitement automatisé, ce qui permet de réduire l’influence des anomalies tout en conservant une couverture spatiale complète. Les cellules présentant des valeurs nulles ont ensuite été corrigées à partir de la température moyenne des cellules terrestres voisines. Finalement, les températures de surface ont été regroupées en cinq classes selon la méthode des ruptures naturelles de Jenks (Natural Breaks), permettant d’identifier les îlots de fraîcheur, les zones plus froides que la moyenne, les zones proches de la moyenne, les zones à risque et les îlots de chaleur, tout en favorisant la comparabilité des résultats dans le temps.

NOTE : Les conditions météorologiques peuvent influencer les résultats cartographiques des îlots de chaleur de surface. En effet, les images satellitaires utilisées doivent respecter des critères de qualité stricts, notamment une faible couverture nuageuse et l’absence de précipitations récentes. Comme les satellites Landsat ne survolent le territoire qu’à quelques reprises durant l’été, il n’est pas toujours possible d’obtenir une image répondant à ces critères chaque année. Par exemple, l’image de 2023 a été acquise lors d’une vague de chaleur, ce qui a contribué à une augmentation temporaire de l’ampleur des îlots de chaleur.

Images aéroportées à très haute résolution

Les images aéroportées à très haute résolution acquises de jour et de nuit entre le 3 août et le 3 septembre 2016 ont été mosaïquées par la Division de la géomatique du Service des infrastructures du réseau routier afin de produire une couverture de référence au 20 août 2020. Ces images ont ensuite été utilisées pour produire une carte d’îlots de chaleur (voir Thermographie de surface).

Les données ont été corrigées et standardisées afin d’éliminer les valeurs aberrantes, notamment celles associées aux plans d’eau. Les ombrages causés par les bâtiments, principalement dans le centre-ville, n’ont toutefois pas été traités en raison de la complexité de cette correction et des délais qu’elle aurait engendrés. La méthode de discrétisation des moyennes emboîtées a été retenue, puisqu’elle présentait les meilleurs résultats selon le Goodness of Variance Fit (GVF), issu du test de Jenks, et l’entropie de Shannon. Afin d’obtenir cinq classes, les huit classes initiales ont été regroupées en fonction d’intervalles définis à partir d’un écart-type autour de la moyenne. Les données ont ensuite été rééchantillonnées afin de correspondre au maillage de l’analyse de vulnérabilité, soit une superficie de 625 m² par cellule. Enfin, un filtre moyenneur a été appliqué pour atténuer le bruit causé par les toitures des bâtiments et ainsi mieux faire ressortir les secteurs les plus problématiques.

Analyse en composantes principales

Une analyse en composantes principales (ACP) a été réalisée à l’aide du logiciel Catalyst afin d’étudier l’évolution du comportement thermique du territoire de l’agglomération de Montréal. Cette méthode d’analyse multivariée, couramment utilisée pour comparer des jeux de données, permet de synthétiser l’information en réduisant le nombre de variables tout en conservant l’essentiel de la variabilité observée. Elle transforme ainsi des variables corrélées en nouvelles composantes indépendantes les unes des autres. L’ACP a été appliquée à deux paires d’images thermiques (2013-2019 et 2013-2023) afin de générer deux composantes de synthèse. La première composante principale regroupe l’information commune aux deux images, soit les secteurs dont les températures sont demeurées similaires. La seconde composante met en évidence les différences entre les images et permet d’identifier les zones ayant connu une évolution thermique, que ce soit un réchauffement ou un refroidissement, entre les années comparées.

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Dernière modification (métadonnées ou ressources) 2026-07-13 09:49 EDT
Diffusion initiale 2022-06-02 14:43 EDT
Identifiant numérique d'objet (DOI)
Identifiant dbdfbdba-0725-470d-a23e-da69dbedc4e6